Les futures mamans se demandent souvent si elles peuvent poursuivre ou même commencer une activité physique pendant la grossesse. Je vais répondre à ces interrogations en m’appuyant sur les dernières recommandations scientifiques. Encore aujourd’hui, on entend souvent que la femme enceinte ne doit pas faire de sport.
Mais qu’en dit le corps médical ? A-t-on le droit de faire du sport pendant la grossesse ?
Oui, oui et encore oui ! De nombreux avantages sont associés à une activité physique régulière et adaptée.
Ces bienfaits sont les suivants : une amélioration de la forme physique et du bien-être, une meilleure qualité du sommeil, une amélioration du retour veineux, une diminution des douleurs musculo-articulaires, une limitation de la prise de poids, une réduction du risque de diabète gestationnel, une diminution du risque de dépression du post-partum, une prévention de la pré-éclampsie, une réduction du stress, une meilleure récupération après l’accouchement.
Alors, es-tu convaincue ?
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) préconisent une activité physique modérée pendant au moins 150 minutes par semaine. Les contre-indications sont rares, mais existent. C’est pourquoi il est préférable de demander l’avis de ton médecin ou de ta/ton sage-femme.
Quels sports peut-on pratiquer ?
La vraie question est : quelle activité physique as-tu envie de pratiquer ?
Certaines activités sont faciles à mettre en place et particulièrement adaptées à la grossesse, comme la marche, les activités aquatiques ou le renforcement musculaire au poids de corps. Je conseille régulièrement à mes patientes de bloquer 30 minutes par jour pour aller marcher, avec un bon podcast dans les oreilles.
Aujourd’hui, de nombreuses activités sont labellisées « sport grossesse » : yoga prénatal, pilates prénatal, balnéothérapie prénatale… Ces disciplines sont encadrées par des professionnels formés à l’accompagnement de la femme enceinte, elles sont donc idéales, même s’il n’est pas toujours évident d’en trouver près de chez soi. Mon petit conseil : renseigne-toi auprès de ta/ton sage-femme, de ton/ta kinésithérapeute formé(e) en périnatalité, ou encore sollicite les mamans de ton quartier via les réseaux sociaux.
Pour les femmes qui pratiquaient déjà un sport avant leur grossesse, il est possible de l’adapter en limitant les impacts (sauts), les risques de chute, les hyperpressions sur la sangle abdominale (comme les crunchs), ainsi que les risques de coups. On réduira également l’intensité des entraînements en ajustant le nombre de répétitions, la durée des séances et la charge. Concernant le running, souvent sujet à débat, les dernières recommandations conseillent de ne pas commencer la course à pied pendant la grossesse, mais autorisent à la poursuivre en diminuant l’intensité (amplitude des foulées, durée et rythme).
Un seul sport est strictement interdit : la plongée sous-marine.
Sur quels points doit-on rester vigilants ?
Les signaux d’alerte sont : un essoufflement marqué au repos, une sensation de fatigue intense, des étourdissements ou évanouissements, une douleur ou le gonflement d’un mollet, une faiblesse musculaire accompagnée d’une perte d’équilibre, des contractions utérines douloureuses ou régulières et des saignements vaginaux ou des pertes de liquides.
En cas de survenue d’un ou plusieurs de ces signes, il faut ARRETER immédiatement l’activité et consulter un professionnel de santé.
Bref, fais confiance à ton corps, écoute-toi et n’hésite pas à demander conseil à des professionnels, tels que des kinésithérapeutes ou des coachs sportifs spécialisés en périnatalité !
Bon sport !