S’il y a bien une chose à retenir avec l’accouchement, c’est que, bien que souvent idéalisé, il ne se passe pas comme on l’imagine !
Et oui, la rencontre tant attendue approche, mais nous aimerions tout contrôler, la date d’arrivée de bébé et le déroulement de l’accouchement ! Cependant pour bien vivre ce moment il va falloir apprendre à lâcher prise, car bébé sortira quand il l’aura décidé, et l’accouchement se déroulera comme il doit se dérouler.
Il faut bien réaliser que comme un acte réflexe tel que la digestion et la respiration, l’accouchement est un phénomène physiologique qu’on ne peut maitriser par notre volonté mais qu’on découvre et qui est de l’ordre de l’expérience initiatique qui nous laissera une empreinte à vie. La femme est invitée à dépasser ses propres limites, à s’aventurer là où elle n’est encore jamais allée. Pour cela, lâcher prise, s’en remettre à l’entourage, s’ouvrir à ce qu’il se passe, semble essentiel. Accueillir la douleur mais aussi ce temps de pause après chaque contraction qui peut devenir un temps de plénitude avant la contraction suivante.
Il peut être intéressant de faire un projet de naissance, afin d’informer le corps médical de ce que l’on souhaite à l’avance, et donner une ligne de conduite à tenir durant l’accouchement, mais il est important de rester flexible et savoir que ce dernier peut être modifié.
Attention à ne pas laisser ton imagination te jouer des tours, car comme le dit un vieil adage, « ce que je redoute m’arrive ! ». Alors ne vas pas non plus imaginer le pire, car tu pourrais aussi t’attirer un accouchement difficile, et cela lié à ton stress. En restant au plus près du réel, de ce qui se passe, la femme acquiert la flexibilité qui permet d’accueillir les imprévus, un bébé qui va naître bien plus vite que prévu ou au contraire qui ne sera pas pressé de sortir, une péridurale, une indication de césarienne, un déclenchement de l’accouchement, etc. L’essentiel est de rester proche des sensations en évacuant l’imagination qui peut réveiller angoisses ou craintes, entrainant une perception accrue de la douleur, afin de s’ajuster tous ensembles dans une concertation.
Il ne faudrait pas en oublier l’essentiel, l’accueil de ce petit être qui vient au monde, et pour qui l’accouchement est un vrai traumatisme ! Car en quelques minutes, il va devoir s’adapter à son nouvel environnement bien différent de celui du ventre de sa mère, plus bruyant, plus frais, et apprendre à respirer seul, cette séparation va le marquer à vie.
Cette séparation n’est d’ailleurs pas toujours simple pour la mère, car elle peut renvoyer au souvenir de sa propre naissance, mais également cela peut lui donner le sentiment de perdre une partie d’elle-même. Bien qu’illusoire, cela peut amener de la tristesse chez la jeune maman, plus particulièrement chez la primipare.
Si cela t’arrive saches qu’il existe des solutions, n’hésite pas à te rapprocher d’une personne en qui tu as pleinement confiance (sage-femme, médecin généraliste, psychologue ou psychanalyste).
Il n’y a pas d’accouchement parfait, c’est la façon dont on va le vivre intérieurement qui va faire de ce moment une expérience si singulière et unique.
Alors écoute toi et fais toi confiance afin de vivre pleinement ce moment ! Nous te souhaitons un bel accouchement et une douce rencontre avec ton enfant.